Le mercredi 30 mai 2018, la Fondation Croix-Rouge française s’est associée à la délégation permanente de la France auprès de l’UNESCO pour organiser sa première édition des Rencontres pour la recherche sur l’action humanitaire et sociale.

Ces rencontres ont rassemblé près de 180 personnes au siège de l’UNESCO à Paris (chercheurs, décideurs politiques et ONG) pour un débat avec le public, sous le patronage du Pr. Jean-Jacques Eledjam, président de la Croix-Rouge française, de M. Elhadj As Sy, secrétaire général de la Fédération Internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge, de S.E. M. Laurent Stéfanini,  délégué permanent de la France auprès de l’UNESCO et de M. Eric Lavertu, directeur adjoint du Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

 

Dans la matinée, 7 chercheurs soutenus par la Fondation ont présenté les résultats de leurs travaux effectués en France, au Sénégal, au Niger, ou en République Démocratique du Congo, autour de 3 tables rondes.

 

 

 

 

  1. Mme Jeanne SEMIN « Les enfants talibés de Saint-Louis acteurs de leurs parcours humanitaires » (Sénégal)
  2. Mme Marjorie GERBIER-AUBLANC « L’improvisation humanitaire : potentialités et limites des solidarités citoyennes dans les camps de migrants à Calais et Paris » (France)
  3. Alvar JONES SANCHEZ « La ‘participation’ des populations à la construction de la paix en Casamance : peacebuilding et comités de paix » (Sénégal)
  4. Mme Tatiana SMIRNOVA « Aide humanitaire, stratégies de subsistance et mobilités dans la région de Diffa » (Niger)
  5. M. Pierre Boris N’NDE « Représentations et insécurité dans les camps de réfugiés »  (Est Cameroun)
  6. Mme Marie FIERENS « Humanitaires et journalistes à l’Est de la République démocratique du Congo : une amitié négociée » (Congo)
  7. Mme Amalia DRAGANI« Couples mixtes et transfert humanitaire au Niger » (Niger)

Ils ont apporté un éclairage particulier sur les conditions de vie des populations vulnérables ou en situation de rupture ainsi que sur leur capacité à agir sur leur environnement pour maîtriser leurs fragilités, surmonter des réponses parfois non-adaptées et tendre vers un mieux-être.

Le débat de l’après-midi a permis de décloisonner, à l’aune des migrations, les dynamiques du lien social et les jeux d’acteurs en Europe, Afrique et Moyen-Orient pour remettre au centre la personne en mobilité et mieux comprendre son itinéraire, ses besoins et les prises en charge.

Les échanges ont soulevé des questions variées sur les projets liant recherche et société civile, sur le rôle futur de la Fondation, en lien avec tous les acteurs du secteur. Ces moments d’échange doivent permettre de relier de manière la plus pertinente pour l’avenir les réalités de terrain aux différentes parties prenantes de l’action humanitaire et sociale.

A travers ces rencontres annuelles, l’ambition de la Fondation est de rendre visible la recherche en sciences humaines et sociales, qui à son tour doit aider à appréhender autrement les fragilités humaines et à conduire aux décisions qui apportent le changement.

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ON EN PARLERetrouvez l’article d’Anne Dhoquois sur cette première édition des Rencontres de la Fondation